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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 14:20

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GIF Drapeau USA
Les films de la période américaine
(suite)


 

1956 L homme qui en savait trop titre

1956
L'Homme qui en savait trop (2ème version)

(The Man who knew too much)




                                       1956 L'homme qui en savait trop affiche (1)             L homme qui en savait trop Hitchcock tournage            1956 L'homme qui en savait trop affiche (3)


1956 James Stewart Doris Day L homme qui en savait trop 3

Producteur : Alfred Hitchcock pour Paramount, Filmwite Prod
Producteur associé : Herbert Coleman
Scénario : John Michael Hayes et Angus MacPhail (d'après une histoire de Charles Bennett et D.B. Wyndham-Lewis)
Décors : Hal Pereira, Henry Bumstead, Sam Corner et Arthur Krams
Musique : Bernard Herrmann
Studios : Warner Bros, extérieurs : Maroc (Marrakech)

Durée : 2h00 (couleurs)
Date de sortie USA : juin 1956




Distribution : James Stewart (Dr Ben MacKenna), Doris Day (Dot, sa femme), Daniel Gélin (Louis Bernard), Brenda de Banzie (Mme Drayton), Bernard Miles (M. Drayton), Yves Brainville (l'inspecteur), Christopher Olsen (Hank MacKenna), Reggie Nalder (Rien, l'assassin).

L'histoire : Un couple de touristes américains, Ben et Dot MacKenna (James Stewart et Doris Day), lui médecin et elle chanteuse retraitée, se trouvent en voyage à Marrakech avec leur fils Hank (Christopher Olsen). Ils font la connaissance d'un Français Louis Bernard (Daniel Gélin) dont très vite les agissements vont leur paraître douteux et d'un couple d'autres touristes, les Drayton (Brenda de Banzie et Bernard Miles).
Lorsque Bernard se fait poignarder sous leurs yeux en plein marché, il glisse à l'oreille de Ben, juste avant de mourir, un message mystérieux précisant qu'un diplomate doit être assassiné.
De retour à l'hôtel ils apprennent que les Drayton sont partis précipitamment et que Hank qu'ils leur avaient confié a disparu. Un message téléphonique précise à Ben que s'il dévoile ce qu'il sait, il ne reverra jamais son fils. Il n'a alors d'autre choix que de le rechercher lui-même en s'aidant de ce qu'il sait…

 

 

 

   1956-L'homme qui en savait trop (1)        1956-L'homme qui en savait trop (2)        1956-L'homme qui en savait trop (3)


Mon analyse : Après s'être essayé à des films plus légers (La Main au collet et Mais qui a tué Harry ?) avec un certain succès, Hitchcock a tourné en 1955 un remake de L'Homme qui en savait trop, d'après une histoire dont il avait déjà réalisé lui-même un film en 1934. C'est un fait rarissime dans l'histoire du cinéma, la pratique habituelle étant plutôt de tourner une nouvelle version d'un long métrage réalisé antérieurement par un autre. Le scénario a été réaménagé et de nombreux points modifiés mais l'intrigue est la même.
Il est de bon ton chez certains critiques ou cinéphiles de préférer la version originale de L'Homme qui en savait trop prétendue plus pure et moins "tape à l'œil" que le remake sorti en 1956. Sans minimiser les qualités certaines du premier opus, je ne partage pas cet avis car s'il est vrai que cette nouvelle version est plus grandiose en raison des moyens plus conséquents dont disposait le réalisateur, l'intrigue est aussi plus développée et bénéficie de ramifications et de rebondissements qui la rendent plus palpitante. L'action se déroule d'abord au Maroc puis en Angleterre et la partie initiale qui dans la première version se situe à St Moritz en Suisse, est bien plus dense et plus intéressante. Les extérieurs tournés à Marrakech rendent superbement à l'écran et la couleur est sublimée par le procédé Vistavision. Le personnage de l'espion Louis Bernard est plus étoffé et son attitude plus ambiguë que le même rôle tenu à l'origine par Pierre Fresnay. La scène de son assassinat est infiniment plus recherchée et spectaculaire. J'ajoute pour finir que les situations comiques, notamment la scène au restaurant, permettent à l'action de faire une pause et rendent le film moins oppressant, c'est exactement ce qu'Hitchcock a toujours cherché à faire dans ses longs métrages les plus angoissants.



   1956-L'homme qui en savait trop (4)        1956-L'homme qui en savait trop (5)        1956-L'homme qui en savait trop (6)

                                        

Pour ce qui concerne toute la seconde partie du film se situant à Londres lorsque les MacKenna cherchent à retrouver leur fils kidnappé, le suspense ne cesse d'aller croissant, ponctué une fois encore de scènes drôles comme la méprise sur l'identité d'Ambrose Chappel lorsqu'un bien innocent taxidermiste est pris à tort pour le ravisseur. Le point culminant du film, la longue scène se déroulant au Royal Albert Hall est un bijou de réalisation et de suspense allant crescendo. Parfaitement accompagnée par la musique de Bernard Herrmann, réorchestrée pour l'occasion, cette scène est une des meilleures réalisées par Hitchcock. Un des grands mérites du réalisateur étant comme toujours de nous donner des informations que Dot ne connaît pas. Le spectateur est ainsi averti du moment exact où le coup de feu doit intervenir, cela lui permet d'être au cœur de l'action et de vivre la montée de l'angoisse alors que l'héroïne ne connaît pas le moment fatidique mais a aperçu le tireur.
Ce final est différent de la première version, moins violent tout en étant plus dramatique et c'est un tour de force.
Pour conclure, et comme Hitchcock l'a parfaitement défini lui-même avec Truffaut, la première version est l'oeuvre d'un amateur de talent alors que la seconde est celle d'un professionnel aguerri.




projecteur3 Liens vers d'autres articles : Les apparitions d'Hitchcock en images, Les acteurs essentiels (James Stewart), Les actrices essentielles (Doris Day), Les acteurs français (Daniel Gélin, Yves Brainville et Louis Mercier), A la recherche du MacGuffin, Coups de griffes (Les erreurs dans les films), Portraits de méchants (Brenda de Banzie, Bernard Miles et Reggie Nalder).




 

 

 

 

1956-Le faux coupable titre

1956
Le Faux coupable 

(The Wrong man)




                                        1956 Le faux coupable affiche (1)             Le faux coupable Hitchcock tournage            1956 Le faux coupable affiche (4)


1956 Vera Miles Henry Fonda Le faux coupable
Producteur : Alfred Hitchcock pour Warner Bros
Producteur associé : Herbert Coleman
Scénario : Maxwell Anderson et Angus MacPhail (d'après le livre de Maxwell Anderson "L'histoire véritable de Christopher Emmanuel Balestrero")
Décors : Paul Sylbert
Musique : Bernard Herrmann
Studios : Warner Bros, extérieurs : New-York

Durée : 1h45 (N &t B)
Date de sortie USA : décembre 1956




Distribution : Henry Fonda (Christopher Emmanuel "Manny" Balestrero), Vera Miles (Rose, sa femme), Anthony Quayle (O'Connor, l'avocat), Harold J. Stone (le lieutenant Bowers), Charles Cooper (Matthews, un détective), Richard Robbins (Daniell, le coupable), John Heldabrant (Tomasini, l'avocat général).

L'histoire : Christopher Emmanuel Ballestrero dit Many (Henry Fonda), contrebassiste dans une boîte de jazz, mène une vie heureuse avec son épouse Rose (Vera Miles) en dépit de quelques difficultés financières. Alors qu'il rentre chez lui après sa nuit de travail, deux policiers l'attendent devant la maison et lui demandent de les suivre. Lorsqu'une femme puis d'autres personnes prétendent le reconnaître, il prend conscience que les mâchoires de la justice vont se refermer sur lui sans comprendre ce qui lui est reproché. Il apprendra bien vite qu'il est accusé d'avoir commis une série d'attaques à main armée. Après sa libération sous caution, il n'a qu'une solution, prouver son innocence en cherchant des témoins qui pourront le disculper…


   1956-Le faux coupable (1)        1956-Le faux coupable (2)        1956-Le faux coupable (3)


Mon analyse : Hitchcock a toujours étrangement minimisé les qualités du Faux coupable. Il s'agit pourtant d'un sujet taillé à sa mesure puisque la majorité de ses films est basée sur ce concept de l'homme accusé à tort. Il regrettait son côté trop documentaire qui l'a empêché de nous conduire dans d'autres directions que celle de l'histoire proprement dite. C'est pourtant lui-même qui avait voulu coller au plus près de la réalité puisqu'il s'était inspiré d'un fait réel et qu'il ne voulait pas extrapoler l'histoire ni y intégrer des événements inventés. Le noir et blanc de retour pour ce long métrage n'a d'autre but que de souligner la noirceur de l'histoire. Hitchcock reprochait aussi au film de manquer d'humour, ingrédient essentiel à tout bon film à ses yeux, mais il est vrai que le sujet s'y prêtait peu…
Si on se sent concerné par l'histoire c'est parce qu'elle nous renvoie à nos propres peurs, chacun de nous pouvant se retrouver dans la peau d'un citoyen accusé à tort de faits qu'il n'a pas commis.



   1956-Le faux coupable (4)        1956-Le faux coupable (5)        1956-Le faux coupable (6)

                                        

Parallèlement aux déboires vécus par Many Ballestrero, on assiste à la descente aux enfers de son épouse Rose profondément traumatisée par cette histoire et qui sombre dans une dépression dont elle ne se relèvera jamais totalement. Le film est ponctué par une scène finale d'anthologie, géniale trouvaille du metteur en scène, lorsque les visages du vrai et du faux coupables se superposent pour ne plus faire qu'un.
Si le film est une réussite, c'est bien sûr en raison de l'intensité de l'intrigue et de son caractère dramatique efficacement rendu à l'écran amplifié par le noir et blanc, mais aussi grâce à l'interprétation tout en nuances d'Henry Fonda, magistral de sobriété et sachant parfaitement traduire les émotions et les tourments ressentis par son personnage. On peut également apprécier la façon dont Vera Miles nous fait partager sa lente déchéance et dont elle s'emmure dans le silence. Plus encore que sur son époux qui finalement arrivera à surmonter l'épreuve, c'est sur elle que cette tragique histoire a occasionné des dégâts irréversibles.



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1958 Sueurs froides titre 2

1958
Sueurs froides 

(Vertigo)




                                       1958 Sueurs froides affiche (1)             Sueurs froides Hitchcock tournage            1958 Sueurs froides affiche (2)


1958 James Stewart Kim Nowak Vertigo 2

Producteur : Alfred Hitchcock pour Paramount
Producteur associé : Herbert Coleman
Scénario : Alec Coppel et Samuel Taylor (d'après le roman de Pierre Boileau et Thomas Narcejac "D'entre les morts")
Décors : Hal Pereira, Henry Bumstead, Sam Corner et Frank McKelvey
Musique : Bernard Herrmann, dirigée par Muir Mathieson
Studios : Paramount, extérieurs : San Francisco

Durée : 2h00 (couleurs)
Date de sortie USA : mai 1958




Distribution : James Stewart (John "Scottie" Ferguson), Kim Novak (Madeleine Elster et Judy Barton), Barbara Bel Geddes (Midges), Tom Helmore (Gavin Elster), Henry Jones (le coroner), Raymond Bailey (le médecin de Scottie).

L'histoire : Scottie Ferguson (James Stewart) est réformé de la police en raison d'un gros problème d'acrophobie (peur du vide). Paralysé par ce handicap, il n'a pu sauver un collègue avec qui il poursuivait un malfaiteur s'enfuyant par les toits. Un de ses anciens amis Galvin Ester (Tom Helmore) lui demande de bien vouloir suivre son épouse, Madeleine (Kim Novak) qui présente des troubles lui faisant craindre le pire, elle est fascinée et tente de s'identifier à une de ses ancêtres qui s'est donné la mort. Scottie la suit donc partout et la sauve de la noyage après qu'elle se soit jetée dans la baie de San Fransisco. Il la ramène chez lui et tombe sous le charme de cette fragile et mystérieuse femme. Une histoire d'amour se noue et lors d'une de leurs rencontres, Madeleine se jette du haut d'une tour sans que Scottie, paralysé par sa peur du vide, ne parvienne à la suivre et à l'en empêcher.
Très affecté par la perte de son amour, Scottie mène une vie sans plaisir jusqu'au jour où il rencontre par hasard une femme qui bien que plus vulgaire, ressemble fortement à Madeleine…
 


   1958-Sueurs froides (1)        1958-Sueurs froides (2)        1958-Sueurs froides (3)


Mon analyse : Sueurs froides (dont on peut regretter que les distributeurs français n'ont pas conservé le titre original de Vertigo, bien plus explicite) est un film troublant, dérangeant et d'un esthétisme fascinant.
Sur un sujet très délicat puisque l'attitude de Scottie s'apparente à s'y méprendre à de la nécrophilie, Hitchcock a su ne jamais sombrer dans le mauvais goût ou le morbide.
Basé sur un roman écrit tout spécialement pour lui par le duo d'écrivains français Boileau et Narcejac, le film raconte l'histoire d'un homme qui n'a qu'une idée en tête : "reconstruire" trait pour trait la femme qu'il a aimée éperdument et qui s'est suicidée sans qu'il ait pu l'en empêcher. Le film contient deux parties ; la première nous raconte l'histoire d'amour qui se lie entre Scottie, ancien policier réformé à cause de sa peur du vide et Madeleine, qu'il imagine être une femme torturée mentalement, jusqu'au suicide de cette dernière en se jetant du haut d'une tour. Scottie paralysé par le vertige n'a pu la suivre pour la sauver, la voyant impuissant tomber sous ses yeux.
La seconde partie du film nous fait suivre Scottie rencontrant par hasard une femme ayant les traits mais pas l'apparence de Madeleine et réussissant peu à peu à la convaincre de se métamorphoser pour devenir physiquement celle-ci. La longue quête de cet homme en proie à un terrible sentiment de culpabilité et au désir effréné de retrouver celle qu'il a tant aimée nous emporte et nous fascine. L'esthétisme du film est sans doute le plus abouti de tous les films d'Hitchcock, en plus d'une belle promenade dans le décor si particulier de San Fransisco, l'utilisation des couleurs et des filtres ajoute à l'intrigue et rend le film particulièrement beau et envoûtant. On suit la transformation méthodique de Judy en Madeleine et tout comme Scottie, on finit par espérer qu'il parviendra à ses fins.


   1958-Sueurs froides (4)        1958-Sueurs froides (5)        1958-Sueurs froides (6)
                                     

Lorsque la "nouvelle" Madeleine apparaît tel un fantôme dans un halo de lumière et qu'on lit la satisfaction sur le visage de Scottie, on ne peut qu'éprouver le même bonheur que lui. Nos sentiments répréhensibles passent au second plan.
Une des forces d'Hitchcock a été une fois encore de nous en dire plus que ce que sait le héros, on connaît donc la vérité avant Scottie qui ne découvre que dans les dernières minutes du film qu'il a été victime d'une odieuse machination.
Les deux interprètes principaux sont irréprochables et les tenues de Kim Novak que l'on doit bien sûr à Edith Head sont magnifiques. Malgré les problèmes avec son actrice dont Hitchcock n'a cessé de faire état, il faut lui rendre justice et souligner la qualité de son interprétation pourtant pleine d'embûches et à multiples facettes.
Le succès critique et public a été bien en deçà des espoirs du metteur en scène, mais au fil des années le film a été reconnu et apprécié à sa juste valeur et figure désormais comme une pièce maîtresse de sa filmographie. Il est aujourd'hui encensé à juste titre et a très bien traversé le temps ce qui est l'apanage des vrais chefs-d'
œuvre.


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1959 La mort aux trousses titre 3

1959
  La Mort aux trousses 

(North by northwest)




                                      1959 La mort aux trousses affiche (3)             La mort aux trousses Hitchcock tournage            1959 La mort aux trousses affiche (2)


1959 Cary Grant Eva Marie Saint La mort aux trousses

Producteur : Alfred Hitchcock pour Metro Goldwyn Mayer
Producteur associé : Herbert Coleman
Scénario : Ernest Lehman
Décors : Robert Boyle, William A. Horning, Merril Pyle, Henry Grace et Frank McKevley
Musique : Bernard Herrmann
Studios : Metro Goldwyn Mayer, extérieurs : New York (Long Island), Chicago, Rapid City (Mont Rushmore), Dakota du Sud (National Memorial)

Durée : 2h15 (couleurs)
Date de sortie USA : juillet 1959




Distribution : Cary Grant (Roger Thornhill), Eva Marie Saint (Eve Kendall), James Mason (Philip Vandamm), Jessie Royce Landis (Clara Thornhill), Leo G. Carroll (le professeur), Philip Ober (Lester Townsend), Joséphine Hutchinson (Mme Townsend, la femme de ménage), Martin Landau (Léonard).

L'histoire : Un publiciste sans histoire Roger Thornhill (Cary Grant) est par méprise pris pour un autre par une bande de dangereux espions aux motivations troubles. Après avoir échappé de peu à la mort une première fois, il se retrouve accusé du meurtre d'un diplomate des Nations-Unies et doit fuir la police tout en essayant de prouver son innocence. Il fait la connaissance d'une charmante et peu farouche jeune femme Eve Kendall (Eva Marie Saint) dans un train et une liaison prend rapidement corps. Alors qu'il manque à nouveau d'être tué après avoir été envoyé en plein désert à la rencontre du vrai Kaplan sur les directives d'Eve, il se met à douter fortement de la sincérité de cette dernière…
 


  1959-La mort aux trousses (1)        1959-La mort aux trousses (2)        1959-La mort aux trousses (3)


Mon analyse : La Mort aux trousses est un film d'aventures palpitant. Le scénario nous mène de rebondissement en rebondissement sans jamais perdre de sa force ni relâcher notre attention un seul instant. Nous suivons les péripéties de ce pauvre Roger Thornhill pris pour un autre et qui risque sa vie pourchassé par de dangereux espions, avec un réel plaisir. Le point d'orgue du film est bien entendu la célébrissime scène de l'attaque par l'avion sulfateur. Malgré sa longueur inhabituelle, on ne s'ennuie pas une seconde. Cette scène légendaire est vraiment du Hitchcock pur jus, une trouvaille dont il avait le secret.

   1959-La mort aux trousses (4)        1959-La mort aux trousses (5)        1959-La mort aux trousses (6)
                                     

Le film qui, dans sa structure et son intrigue, ressemble beaucoup aux 39 marches mais avec des moyens bien plus importants et donc un rendu plus fastueux, contient tous les éléments dont Hitchcock s'est toujours imprégné et qui lui ont permis de réaliser cette formidable carrière. Il est en quelque sorte un condensé de son œuvre tout en restant un divertissement familial.

Il y a bien d'autres choses passionnantes dans le film, dont notamment la relation qui se noue entre Roger et Eve qui semble jouer un jeu bien trouble.
Le final sur le mont Rushmore est également une scène d'anthologie. Malheureusement, les autorités ont empêché le réalisateur de filmer la progression des acteurs comme il le souhaitait, jugeant le blasphème un peu trop gros, il n'a pu utiliser les décors réels car il n'était pas possible de "piétiner" les visages des présidents disparus. Hitchcock a alors dû reconstituer les lieux, tout du moins en partie, en studio. Il aurait pourtant aimé avec facétie faire entrer Thornhill dans le nez de Lincoln et se mettre alors à éternuer très violement… cet Alfred quel farceur !



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1960 Psychose titre 4

1960
Psychose

(Psycho)




                                      1960 Psychose affiche (1)             Psychose Hitchcock tournage            1960 Psychose affiche (2)



1960 Anthony Perkins Psychose. 2 Producteur : Alfred Hitchcock pour Paramount
Scénario : Joseph Stefano (d'après le roman de Robert Bloch)
Décors : Joseph Hurley, Robert Claworthy et George Milo
Musique : Bernard Herrmann
Effets spéciaux : Clarence Champagne
Studios : Paramount, extérieurs : Arizona et Californie
Générique : Saul Bass

Durée : 1h50 (N &t B)
Date de sortie USA : juin 1960




Distribution : Anthony Perkins (Norman Bates), Vera Miles (Leila Crane, sœur de Marion), John Gavin (Sam Loomis), Martin Balsam (Milton Arbogast, le détective), Janet Leigh (Marion Crane), John McIntire (Chambers, le shérif), Patricia Hitchcock (Caroline).

L'histoire : Marion Crane (Viviane Leigh) rêve de mener une vie moins morne avec son amant Sam (John Gavin) mais celui-ci est couvert de dettes. Lorsque son patron, un agent d'assurance, lui confie une somme de 40 000 $ à aller porter à la banque, elle décide de saisir l'opportunité et prend la fuite avec l'argent. En cours de route elle s'égare et fait escale dans un motel situé à l'écart de la route principale, vide de client. Elle est accueillie par le propriétaire des lieux (Anthony Perkins) et très vite sympathise avec lui, il lui apprend qu'il vit seul sous l'emprise de sa mère impotente. Après cette journée éprouvante, Marion prend conscience de la gravité de son geste et décide de rebrousser chemin le lendemain matin et de rendre l'argent. Avant de se coucher, elle prend une douche mais est sauvagement poignardée sans avoir pu faire le moindre geste. Sa sœur Leila (Vera Miles) et Sam sont contactés par un détective envoyé par la compagnie d'assurance désireuse de récupérer l'argent. Très vite celui-ci se rend au motel mais ne donne plus de nouvelles. Inquiets de savoir ce qu'il est advenu de Marion, Leila et Sam décident de partir à sa recherche…


   1960-Psychose (1)       1960-Psychose (2)        1960-Psychose (3)

Après une grande série de succès et le triomphe de La Mort aux trousses, Hitchcock voulait frapper encore plus fort. Son projet d'adapter le roman "Psychose" de Robert Bloch n'a pourtant pas soulevé l'enthousiasme des producteurs qui jugeaient le sujet trop scabreux.
Il a donc dû se résoudre à le tourner avec un budget restreint, dans un délai très court (42 jours au total, au lieu des 30 initialement prévus) et en se contentant des moyens techniques qu'il utilisait pour les téléfilms de sa série "Alfred Hitchcock présente". Il a seulement exigé de conserver George Tomasini son monteur attitré.
Aujourd'hui pourtant, on ne peut parler de Psychose sans évoquer un film phénomène : c'est le plus grand succès d'Hitchcock, s
ans doute aussi le plus célèbre et son film le plus rentable. Il a couté 800 000 $ et a rapporté plus de 20 millions.
Il est assurément devenu un des chefs-d'œuvre de l'angoisse, c'est un film étudié dans de nombreuses écoles de cinéma et beaucoup de cinéastes s'en sont inspiré ou ont tenté d'en copier des passages.
La scène du meurtre sous la douche est peut-être la plus connue de toute l'histoire du 7ème art tant elle a marqué les esprits. Le pari risqué de faire mourir la star du film dans le premier tiers de celui-ci s'est révélé très efficace, la soudaineté du meurtre et sa violence, plus suggérée que montrée, ont cloué sur leur siège des milliers de spectateurs, sidérés d'une issue si tragique pour l'héroïne.
Cette scène et le film dans son ensemble ont valu à Hitchcock bien des tourments avec la censure mais en vieux singe rompu aux joutes de ce genre, il a finalement réussi à parvenir à ses fins, ne cédant pas sur l'essentiel.
Tourné en noir et blanc par choix délibéré et non par soucis économique, il est évident que le côté dramatique s'en trouve renforcé, encore accentué par le climat pesant tout au long du film.


    1960-Psychose (4)        1960-Psychose (5)        1960-Psychose (6)  
                                 
La haute et sinistre maison, le côté juvénile de Norman Bates, la "présence" étouffante de sa mère, le piège dans lequel le détective Arbogast puis Leila la sœur de Marion ainsi que son compagnon se jettent en espérant la retrouver, tout concourre à créer un climat où l'angoisse est palpable à chaque instant.
Un des choix judicieux d'Hitchcock a été de rendre les personnages plus sympathiques dans le film qu'ils ne le sont dans le roman. Force est de constater que ce choix a été payant. Norman Bates est, dans le roman, gros et frustre, fortement antipathique mais sa transposition à l'identique dans le film n'aurait pas permis au spectateur de le suivre avec bienveillance. Anthony Perkins a parfaitement su le rendre doux et attachant et son interprétation est restée dans toutes les mémoires.
Le secret qui a entouré le tournage et le mystère entretenu sur le contenu du film ont aiguisé l'appétit des spectateurs et la sortie en salles a été boostée par une campagne de publicité géniale générant des fils d'attente gigantesques à l'entrée des cinémas.
Le but de cette campagne était de préserver le mystère en incitant les spectateurs à ne rien révéler de l'intrigue et interdisant toute entrée dans la salle une fois que le film est commencé. Hitchcock avait enregistré personnellement un message audio diffusé dans les halls d'entrée et les files d'attente insistant sur l'importance de ne rie dévoiler quant au déroulement du film.
Psychose a mystifié et terrorisé des générations de spectateurs et ensuite de téléspectateurs. Il est très certainement sur le podium des films les plus célèbres de toute l'histoire cinématographique.



projecteur3  Liens vers d'autres articles : Les apparitions d'Hitchcock en images, Les acteurs essentiels et Portraits de méchants (Anthony Perkins), Les actrices essentielles (Vera Miles), Les mères et leur influence (Mme Bates), A la recherche du MacGuffin, Coups de projecteur (Le meurtre sous la douche),  Coups de griffes (Les erreurs dans les films), Friand'Hitch (La maison de Psychose et Patricia Hitchcock).





 

1963 Les oiseaux titre 4

1963
  Les Oiseaux

(The Birds)




                                      1963 Les oiseaux affiche (1)             Les oiseaux Hitchcock tournage            1963 Les oiseaux affiche (2)


1963 Tippi Hedren Les oiseaux
Producteur : Alfred Hitchcock pour Universal
Scénario : Evan Hunter (d'après l'œuvre de Daphné du Maurier)
Conception graphique : Albert Whitlock
Décors : Robert Boyle et George Milo
Effets spéciaux : Lawrence A. Hampton
Conseiller pour le son : Bernard Herrmann
Studios : Universal, extérieurs : Baie de Bodega, Californie, San Francisco
Dresseur d'oiseaux : Ray Berwick

Durée : 2h00 (couleurs)
Date de sortie USA : mars 1963




Distribution : Rod Taylor (Mitch Brenner), Tippi Hedren (Melanie Daniels), Jessica Tandy (Lydia Brenner, la mère de Mitch), Suzanne Pleshette (Annie Hayworth), Véronica Cartwright (Cathy Brenner, la sœur de Mitch), Ethel Griffies (Mme Bundy).

L'histoire : Melanie Daniels (Tippi Hedren) jolie jeune femme un peu frivole, fait la connaissance d'un bel inconnu Mitch Brenner (Rod Taylor) dans une oisellerie. Il est venu acheter un couple d'inséparables pour l'anniversaire de Cathy (Veronica Carthwright) sa petite sœur. Intriguée par cette rencontre, elle décide de se rendre chez lui pour lui apporter la cage contenant les 2 oiseaux mais elle apprend par un voisin qu'il se trouve chez sa mère qui habite Bodega Bay, une petite ville côtière. Elle s'y rend donc aussitôt et une fois arrivée sur place, pour rejoindre plus discrètement la maison située sur la rive opposée, elle loue un bateau à moteur et dépose la cage puis repart. Lors de son retour, elle est mystérieusement attaquée par une mouette qui la blesse à la tête. Elle est secourue par Mitch qui a vu la scène et lui propose de venir le soir dîner afin qu'elle fasse connaissance de sa petite sœur et de sa mère (Jessica Tandy). La première rencontre est glaciale et les événements qui vont suivre n'arrangeront pas les choses…
 


  1963-Les oiseaux (1)        1963-Les oiseaux (2)        1963-Les oiseaux (3)


Mon analyse : Au début des années soixante, la carrière d'Alfred Hitchcock est à son apogée. Chacun des films qu'il a réalisés au cours des douze dernières années a été un succès, grâce à ses téléfilms, sa silhouette est devenue familière à bien des téléspectateurs et sa popularité est immense. Il est connu dans le monde entier et son nom est devenu un véritable label symbolisant le suspense et l'angoisse. Après le triomphe de Psychose, les producteurs n'ont donc pas hésité à lui laisser le champs libre pour élaborer son film suivant, lui donnant si besoin les moyens financiers nécessaires. Compte-tenu de ses succès passés, le risque était très limité.
Il s'est donc attelé à un projet d'envergure. En partant de deux faits divers concernant une attaque inexpliquée d'oiseaux rapportés dans la presse, il eut l'idée d'en faire un film. C'est essentiellement ce côté inexpliqué qui lui a plu et lui a donné l'envie de ce film.
Intéressé par l'idée de faire régner une menace permanente et irrationnelle sur une paisible petite ville côtière, Hitchcock et Evan Hunter ont donc concocté cette histoire à laquelle finalement on ne demande qu'à croire. Le spectateur est rapidement happé par l'histoire et attend à tout moment avec une angoisse certaine, une attaque de volatiles devenus subitement de dangereux tueurs.
Les défis concernant les effets spéciaux étaient considérables car les moyens de l'époque n'avaient aucune commune mesure avec ceux que l'on connaît aujourd'hui. Les techniques étaient encore très artisanales. C'est ainsi que toutes les scènes comportant des attaques étaient tournées en mimant la présence des oiseaux et ceux-ci étaient ajoutés ensuite sur la pellicule. Cela représentait un travail assez considérable mais les mouvements des comédiens ne trahissent nullement cette technique et on y croit vraiment.


   1963-Les oiseaux (4)        1963-Les oiseaux (5)        1963-Les oiseaux (6)
                                     

La scène se situant à la fin du film, lorsque Melanie est attaquée dans la chambre à l'étage n'a elle rien de factice et ce sont de vrais oiseaux qui étaient projetés sur elle. Elle a beaucoup souffert des suites de cette scène, mentalement et dans sa chair.
Parallèlement à ce côté "film d'action", les rapports entre les personnages sont particulièrement travaillés, entre Melanie et Mitch mais aussi et peut-être surtout, entre Melanie et la mère de Mitch. Beaucoup des habitants de Bodega Bay dont Mme Brenner en tout premier lieu ne sont pas loin de croire qu'elle est l'incarnation du diable car tous les malheurs qui s'abattent sur la petite ville surviennent juste après son arrivée.

Premier film de la nouvelle pépite dénichée par Hitchcock, Tippi Hedren, blonde répondant parfaitement aux critères de la beauté hitchcockienne, le rôle masculin est lui tenu par Rod Taylor, acteur au physique taillé à la serpe qui, malgré une prestation assez intéressante, ne restera pas comme un acteur majeur dans la filmographie du Maître.
Après plusieurs fins envisagées, celle finalement retenue nous laisse dans le mystère le plus total quant aux raisons de ces attaques. Hitchcock tenait au manque d'explication et de justification, laissant l'imagination du spectateur prendre le relais.
Si Les Oiseaux est aujourd'hui un de ses films les plus célèbres et les plus appréciés, ce ne fut pas le cas à sa sortie. L'adhésion de la critique et du public ne fut pas au rendez-vous autant qu'espéré par le metteur en scène et ses producteurs et cette désaffection sonna le glas des années royales de la carrière d'Hitchcock. Les échecs cinglants des films suivants Pas de printemps pour Marnie, Le Rideau déchiré et L'Etau allaient précipiter le déclin inexorable du cinéaste vieillissant, en proie aux doutes et dépassé par les jeunes réalisateurs dont la façon de filmer n'avait plus rien de semblable.
Un seul rayon de soleil allait le faire revenir dans la lumière le temps de tourner Frenzy dans son pays natal mais le Grand Hitchcock avait sombré pour de bon. La vieillesse a, pour lui aussi, été un naufrage…



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1972-Frenzy titre 4

1972
  Frenzy 



                                      1972 Frenzy affiche (1)             Frenzy Hitchcock tournage            1972 Frenzy affiche (2)


1972 Barry Foster Frenzy
Producteur : Alfred Hitchcock pour Universal
Producteur associé : Bill Hill
Scénario : Anthony Shaffer (d'après le roman d'Arthur La Bern "Goodbye Piccadilly, Farewell Leicester Square")
Décors : Sydney Cain et Robert Laing
Musique : Ron Goodwin
Studios : Pinewood (Londres), extérieurs : Londres

Durée : 1h55 (couleurs)
Date de sortie USA : juin 1972




Distribution : Jon Finch (Richard Blaney), Alec McCowen (l'inspecteur Oxford), Barry Foster (Bob Rusk), Barbara Leigh-Hunt (Brenda Blaney), Bernard Cribbins (Forsythe), Anna Massey (Barbara Milligan), Vivien Merchant (Mme Oxford), Ritta Webb (Mme Rusk).

L'histoire : Une série de meurtres de femmes perpétrés par un maniaque qui les étrangle avec une cravate secoue Londres. Richard Blaney (Jon Finch) un ancien pilote de l'armée un peu looser, renvoyé par son patron du bar où il travaillait rend visite à Brenda (Barbara Leigh-Hunt) son ex-épouse qui tient une agence matrimoniale. Une violente dispute éclate dans le bureau de Brenda dont la secrétaire, présente dans le bureau à côté est le témoin involontaire. Blaney rencontre en sortant Bob Rusk (Barry Foster) une connaissance qui tient une boutique de fruits et légumes à Covent Garden et lui confie ses déboires. Lorsque la femme de Richard est assassinée selon le mode opératoire habituel, très vite les soupçons convergent vers son ancien mari…

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Mon analyse : En 1971, Hitchcock était de retour à Londres, la ville qui l'a vu naître et sur les lieux même de son enfance. Après s'être égaré dans des thèmes qui ne lui convenaient pas, il a pris un bain de jouvence et est revenu à ses fondamentaux avec le sujet de Frenzy.
Il voulait prouver au public et aux réalisateurs de la "Nouvelle vague" qu'il savait lui aussi s'adapter aux attentes du plus grand nombre et réaliser des films modernes. Il devait, de plus, prouver qu'il n'était pas fini, malgré les échecs cuisants de ses trois films précédents.
Il s'agit de l'histoire d'un meurtrier psychopathe, version moderne de Jack l'éventreur qui malgré une distribution sans stars, est tout à fait convaincante. L'action se déroule dans le quartier de Covent Garden où se trouve le marché de fruits et légumes, là même où enfant il accompagnait son père qui tenait une boutique de primeurs. Le meurtrier joué par Barry Foster est particulièrement réussi et son physique atypique le rend inquiétant.
Hitchcock nous prouve qu'il n'a rien perdu de sa virtuosité ni de son imagination et de nombreux plans du film n'ont rien à envier à ceux de ses plus grands longs métrages. La recherche éperdue par Rusk de sa pince à cravate, preuve accablante, dans les sacs de pommes de terre où est enfermé le cadavre de sa victime est un petit bijou. La scène du meurtre de l'ex-épouse de Blaney est une vraie réussite, alternant les gros plans de la victime et de son agresseur, même si on peut regretter le plan final sur la femme assassinée, bouche ouverte et la langue pendante. Malheureusement malgré bien des détracteurs parmi son entourage, le cinéaste n'a pas voulu y renoncer et c'est dommage tant cette vision est inesthétique et nous met un peu mal à l'aise.
Malgré ce détail, tous les ingrédients qui ont fait son succès sont encore réunis, du suspense, un homme accusé à tort, un méchant réussi, de l'angoisse… il ne manquait que des stars pour croire à un film qui aurait pu être réalisé 20 ans plus tôt…
 

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Le personnage de Blaney est peu sympathique et nous fait presque préférer l'odieux Rusk malgré un physique et des agissements peu amènes…
Les rôles féminins manquent singulièrement de charme, à croire qu'Hitchcock presque devenu un vieillard ne s'intéressait plus que de très loin aux atouts du beau sexe dont il s'est toujours contenté, volontairement ou non, d'admirer la beauté en voyeur.
Au rayon des seconds rôles succulents, retenons celui de l'inspecteur qui sert de cobaye à son épouse qui teste sur lui ses recettes pas très ragoûtantes mais qui, au fond, par ses réflexions pleines de bon sens l'aide à se mettre sur la piste du meurtrier.
Alors que Les cheveux d'or, qui racontait déjà l'histoire d'un tueur en série dans les rues de Londres, était selon ses dires, le premier "Hitchcock pictures", Frenzy sera le dernier, bouclant la boucle de plus de 45 ans de thrillers qui auront marqué à jamais l'histoire du cinéma. Son anecdotique dernier film, Complot de famille sorti en 1976 n'apportera rien à sa carrière et le fera sortir sur la pointe des pieds mais avant cela le vieux lion a rugi une dernière fois, laissant son immense carrière à la postérité.

                     

 
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commentaires

magnetix 18/06/2014 12:24

Alfred Hitchcock is one of my favorite directors and he alone has showed me what the genre thriller means. He along with Stanley Kubrick, are the few directors who are a class apart. Psycho, Vertigo, Rear Window and Rope are my favorites.